


La grenouille dorée du Panama ou Atelopus zeteki est une espèce de grenouille en voie de disparition, endémique du Panama. Au Panama, on considère qu’apercevoir l’une des ces grenouilles est un signe porte-bonheur. Alors que l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) répertorie cette espèce parmi celles les plus en danger, il est même possible qu’elle ait totalement disparu en milieu naturel depuis 2006. Des individus ont été capturés pour les élever en captivité dans une ultime tentative de préservation de l’espèce.
En habitat sec, le mâle adulte mesure de 35 à 40 mm et pèse entre 3 et 5 grammes. La femelle adulte mesure entre 45 et 55 mm et pèse entre 4 et 7 grammes. La grenouille dorée du Panama est plus grande lorsqu’elle réside dans les forêts humides : le mâle peut atteindre 48 mm et peser jusqu’à 12 grammes, tandis que la femelle peut atteindre 63 mm et peser jusqu’à 15 grammes. Ces animaux vivent dans les régions de forêts tropicales, notamment dans les montagnes, au bord des ruisseaux. Les populations d’amphibiens, incluant la grenouille dorée, ont subi des pertes, sans doute à cause de la Chytridiomycose, maladie infectieuse fatale affectant les amphibiens. D’autres facteurs, tels que la disparition de leur habitat et la pollution, ont probablement joué un rôle.
Ces grenouilles sont particulières, car elles communiquent selon un système de sémaphore, agitant les pattes en direction des adversaires ou compagnes potentielles. Habituellement, les grenouilles communiquement par le croassement. On suppose que la grenouille dorée a développé ce mode de communication à cause du bruit des cours d’eau qui constituent leur habitat naturel.
Bien qu’elle soit appelée grenouille, la grenouille dorée –malgré sa peau lisse et son apparence de grenouille, est classée dans la catégorie des Bufonidés ("vrai crapaud"). Comme les autres grenouilles et crapauds, la grenouille dorée est capable de sécréter un poison qui l’aide à se prémunir des prédateurs. Dans son cas, il s’agit d’une neurotoxine soluble dans l’eau, la zetekitoxine.
L’équipe de la série Vivre de sang-froid a filmé les dernières images de cette espèce en milieu sauvage. Pendant la production, les quelques derniers spécimens ont été emmenés en captivité, et le site de tournage gardé secret afin de les protéger d’éventuels braconniers.