Planète Terre
L’excitation de la chasse
par le producteur Mark Linfield
Lors du tournage dans le delta de l’Okavango, au Botswana, la mission de suivi des chiens sauvages a frôlé l’échec.<br>
Lorsque l’hélicoptère a décollé, il faisait encore nuit, et l’excitation régnait parmi nous. Nous étions au dernier jour de notre film aérien de 12 jours, à la recherche des chiens sauvages du delta de l’Okavango.
Pour l’équipe de tournage au sol, filmer les chiens sauvages en plein milieu des marécages était particulièrement ardu. Alors que les chiens poursuivaient leur proie d’une île à l’autre, l’équipe devait suivre, les véhicules s’embourbant dans la boue fétide ou dans des ornières. De plus, les véhicules n’étant pas assez rapides pour suivre, tout ce que les cameramen voyaient, c’étaient les postérieurs des chiens disparaissant au loin ! Donc, toute la responsabilité du tournage reposait sur l’équipe aérienne, nous commencions à être sous pression.
A l’approche du refuge des chiens, la jauge de carburant indiquait qu’il ne nous restait plus que 3 heures pour filmer la chasse. Le cameraman Michael Kelem était assis à l’arrière et avait installé une caméra haute définition montée sur l’hélicoptère pour suivre les chiens, chose impossible à l’oeil nu. Les chiens en bas tentaient de capturer un impala, leur gibier favori, mais en vain. Ils fatiguaient, et quant à nous, il nous restait seulement pour 30 minutes de carburant. Nous commencions à nous dire que la mission était un échec.
Et soudain, un impala a surgi, un chien à ses trousses. D’autres impalas sont apparus, et les chiens sont partis dans tous les sens. Un troupeau entier d’impalas était au repos sous un arbre, caché à notre vue. Le premier impala s’est fait poursuivre vers un lac, et a fini par se précipiter dans l’eau. Le reste de la horde est arrivée sur le rivage et a commencé à décrire des cercles autour de la proie, qui nageait, attendant qu’elle revienne sur la terre ferme. Entretemps, un chien avait déjà tué sous les arbres.
Il nous restait juste assez de carburant pour le vol de retour. Je me suis alors demandé comment il se faisait que tant de tournages animaliers réussissent à la dernière minute. En 15 ans de travail, cela m’est souvent arrivé, mais là, il s’en est vraiment fallu de peu que l’on échoue !
Chute vertigineuse autour de l’Everest
par la productrice Vanessa Berlowitz
4 heures du matin à la base aérienne népalaise de Katmandou. Le cameraman Michael Kelem et moi-même regardons les soldats qui vident les bombes, embarquées sur un ancien avion-espion britannique. Dans une heure, nous allions décoller dans cet avion pour filmer l’Everest. Drôle de façon d’entamer un tournage, n’est-ce pas ?
La chaîne de l’Himalaya s’étend à l’infini sous nos yeux ; nous nous dirigeons vers la Chine, sur le versant est de l’Everest, à l’approche du lever du soleil. A 28000 mètres d’altitude, je donne l’ordre de commencer à filmer. Et là, tout d’un coup, nous réalisons que l’objectif frontal de la caméra est givré, l’image est brouillée. Le soleil va se lever, il faut agir vite. En quelques secondes, Michael rampe près de la porte ouverte, à moins 20 degrés de température, le masque à oxygène sur la bouche, et nettoie la caméra. Quel exploit ! Après les premières images, nous décidons de pousser la chance et de nous approcher encore du sommet. Et au moment où je crie Action, je vois les doigts de l’ingénieur se tordre dans tous les sens. Il est atteint d’hypoxie, le mal de l’altitude. Ses yeux roulent dans leurs orbites. J’avertis le copilote, qui se précipite pour lui passer son propre masque à oxygène. Rien ne se produit. Le masque du copilote est également bloqué !
Nous décidons immédiatement de redescendre à une altitude plus sûre, chutant de 3000 mètres en 15 secondes. L’ingénieur se remet immédiatement de son malaise, et plaisante même avec les pilotes, comme si de rien n’était. Il ne s’est rendu compte de rien ! Dès l’atterrissage, alors que je suis encore sous le choc, les soldats, peu émus, commencent déjà à recharger les bombes. Pour ces hommes, ces périls sont monnaie courante, mais quant à moi, je suis heureux que le tournage animalier ne soit pas toujours aussi risqué !
News
Nouvelle brève
Le 27 janvier 2010, la série pour les jeunes Dans le Jardin des Rêves a remporté le prix du meilleur programme pré-scolaire à la cérémonie des Broadcast 2010. Andrew Davenport, son créateur (Ragdoll Productions), a déclaré « être heureux de recevoir ce prix récompensant le travail incroyable d’une équipe pour cette série Dans le Jardin des Rêves, un travail de qualité destiné aux enfants ». Dans le Jardin des Rêves est diffusé sur Gulli et Tiji et un nouveau DVD vient de paraître dans notre boutique.
Boutique BBC France
BBC France vient d’ouvrir de nouvelles sections dédiées aux programmes disponibles via iTunes ou Vodeo sur sa boutique en ligne !
Des dizaines de programmes sont dorénavant disponibles en format DVD, VOD et iTunes sur http://www.bbcfrance.fr/-Boutique
Grâce à iTunes et Vodeo, vous aurez maintenant la possibilité de télécharger un épisode ou une série complète !
Les animaux à sang-froid
Samedi 26 avril 2009, au Royal Festival Hall de Londres, le programme a été récompensé par un BAFTA, prestigieux prix anglais récompensant l’industrie du film et de la Tv.
Minisite pour les tout-petits !
In the Night Garden, Dans le Jardin des Rêves est sur TiJi et Gulli. Découvrez avec vos enfants le minisite exclusif, avec activités créatives et jeux pour les tout-petits : www.bbcfrance.fr/inthenightgarden !



